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VINCENT TOH BI IRIÉ: QUE SE PASSERA-T-IL EN COTE D’IVOIRE APRES LE 31 OCTOBRE 2020 ?

QUE SE PASSERA-T-IL EN COTE D’IVOIRE APRES LE 31 OCTOBRE 2020 ?

Dans une tribune publiée sur sa page Facebook, l’ex. Préfet d’Abidjan, Vincent Toh Bi Irié fait une analyse prospective sur les éventualités des prochains mois après le scrutin du 31 octobre 2020.Lisez quelques extraits:« La fin du scrutin du 31 octobre 2020 est peut-être le début d’une longue crise politique en Côte d’Ivoire.

(…) L’on observe en Afrique une défiance de certaines populations et certains partis politique vis-à-vis de certaines institutions, Lois et règlements de la République dans la période d’une élection difficile. Cela semble être le cas actuellement en Côte d’Ivoire. La crise qui s’ouvre accentuera cette défiance. Il y aura une libération de la parole et de la retenue.

Dans un tel contexte, la tentation d’une répression et d’un musèlement pour garantir l’Autorité de l’Etat sera forte. Mais elle ne ferait qu’empirer la crise car la violation des droits et libertés (arrestations, menaces, intimidations) est, dans tous les pays africains, l’élément déclencheur d’une instabilité sociale et politique de longue durée aux conséquences incalculables. Il faudra par conséquent que la gestion des droits et libertés soit faite avec raison et hauteur par les tenants du pouvoir. Les sciences politiques ne sont pas des sciences exactes. Cependant, l’occurrence de certains évènements permet la prédictibilité de certaines situations. (…).

Si nous nous fondons sur l’expérience électorale de l’ensemble des pays africains, une grave crise politique et sociale est possible en Côte d’Ivoire, dans les 18-24 mois qui suivront le scrutin du 31 octobre 2020. La Côte d’Ivoire elle-même n’a pas échappée à cette tendance d’évènements post électoraux la décennie passée. Cette perspective peut faire peur. Mais elle est justement la raison pour laquelle AUBE NOUVELLE demande au Pouvoir et à l’Opposition de se remettre dans une nouvelle dynamique de dialogue et de compromis car, quelle que soit, l’amplitude d’une crise politique, ni le Pouvoir ni l’Opposition n’en sortent indemnes. »

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