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SOCIÉTÉ: ARRÊTÉS POUR PUBLICATION D’IMAGE A CARACTERE SEXUEL SUR INTERNET

La publication non consensuelle d’une image intime est un délit. Ce phénomène est le fait qu’une personne publie, distribue, transmette vende ou rende accessible une image intime d’une autre personne, sachant que cette personne n’y a pas consenti. C’est à quoi mademoiselle NCAD a été confrontée.

En effet, dans le courant de Juin 2020 mademoiselle NCAD, âgée de 17 ans, fait la rencontre de NYC, âgé de 24 ans, sur Facebook avec qui, elle échange les contacts. Par la suite, ils ont des échanges via WhatsApp. C’est au cours de ces échanges, qu’il lui fait des avances qu’elle a accepté.

Quelques temps après, les deux tourtereaux font une sortie avec des amis dans une résidence meublée sis à Koumassi. Une fois sur place, ils consomment une grande quantité d’alcool. Mademoiselle NCAD n’étant plus lucide NYC lui fait des attouchements. Ce dernier, son compère KEHK et deux autres inconnus ont des rapports sexuels avec elle.

La honte, le déshonneur vis-à-vis de ses parents et le regard des autres ont fait qu’elle a gardé cette histoire douloureuse secrète. Contre toute attente NYC et son compère KEHK recontactent mademoiselle NCAD pour lui demander de venir à nouveau. Mais elle refuse de les revoir, après ce qu’ils lui ont fait subir lors du dernier rendez-vous. Froissés par ce refus, NYC et son compère KEHK menacent mademoiselle NCAD de publier sur internet une vidéo d’elle. Ils l’ont selon eux enregistrée lors de leurs ébats sexuels. Tourmentée, elle se retrouve forcée d’accepter leur proposition, de peur d’affronter la réaction de ses parents et de voir son image ternie sur les réseaux sociaux. Mais les deux jeunes hommes la relancent à plusieurs reprises pour des faveurs sexuelles.

Elle était devenue leur marionnette et leur objet sexuel . N’en pouvant plus, NCAD décide finalement d’en parler à ses parents pour mettre fin à ce supplice. Sur les conseils de sa famille, elle se tourne vers la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC) pour porter plainte. Les investigations menées par la PLCC avec le concours du Laboratoire de Criminalistique Numérique (LCN) débouchent sur l’interpellation de NYC et KEHK.

Conduits dans les locaux de la PLCC, NYC et KEHK ont été soumis à une audition au cours de laquelle, ils ont reconnu les faits qui leurs sont reprochés. Ils déclarent l’avoir harcelée et menacée de publier sa vidéo, si elle n’obéissait pas à toutes leurs demandes. Ils la faisaient donc chanter pour assouvir leurs désirs sexuels. En définitive, NYC et KEHK ont été conduits devant le parquet d’Abidjan où ils pourraient être poursuivis pour menace de publication d’image à caractère sexuel sur internet.

Source: PLCC

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