Politique

Rupture entre les camps Affi-Mabri et Bedie-Gbagbo : Soro dans le pétrin

Un mois avant les législatives du 06 Mars prochain, les dés semblent pipés pour l’opposition Ivoirienne. En quelques semaines, l’union affichée lors de la lutte contre 3ème mandat d’Alassane Ouattara, a complètement volé en éclats.

Au centre de ces divisions, la participation au scrutin législatif. Outre Guillaume Soro qui pour des questions de principe, a refusé d’engager son GPS dans le processus électoral, le COJEP de Charles Blé Goude devrait également figurer parmi les grands absents à ces élections, après s’être retiré de toutes activités de l’opposition. 

Cependant, parmi les participants à ces joutes électorales, les dissensions ont vite fait de refaire surface avec la remise en selle des contradictions internes au Front Populaire Ivoirien, dont les deux tendances continuent de s’empoigner sur les questions de légitimité. 

Se disant victime de frustrations de la part de ses alliés du PDCI-RDA et de la tendance pro-Gbagbo de l’ex parti au pouvoir, le camp Affi se réorganise l’UDPCI du Dr Abdallah Mabri Toikeusse et d’autres partis pour se ruer à la conquête des sièges électifs au parlement. De l’autre côté, le PDCI-RDA et le FPI pro-Gbagbo devraient faire bloc pour présenter des candidats à ces législatives. 

Désarticulée, disloquée, l’opposition politique Ivoirienne n’aura pas réussi à surmonter ses clivages, à peine quelques semaines après la fin de la crise électorale. Cette unité qui avait, pendant près de deux mois, ébranlé le régime Ouattara, Guillaume Soro l’avait pourtant rêvé et porté sur les fonts baptismaux. L’appel historique du 17 Septembre 2020 a Paris, avait sonné l’union de toutes les forces de l’opposition pour dire non au 3ème mandat d’Alassane Ouattara. 

L’on se souvient du dépassement dont ont eu faire preuve les leaders des différentes plateformes pour se fondre dans un cadre d’action commun. Quatre mois plus tard, l’édifice s’est effondré. Les rivalités internes ont repris leur droit. 

Avec le retour des vieux démons, l’opposition qui part déjà en rangs dispersés à ces législatives, fonce droit dans le mur face à un pouvoir qui multiplie les gestes d’apaisement pour renforcer sa légitimité sur le plan international. 

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