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Obsèques de Jerry Rawlings: Affi N’guessan se prononce enfin sur sa présence au Ghana

La présence de Pasacl Affi N’guessan, président légal du Front populaire ivoirien (FPI), au sein de la délégation ivoirienne aux obsèques de l’ancien président ghanéen Jerry Rawlings, a créé une grosse politique en Côte d’Ivoire.

Dans une interview accordée au quotidien Notre Voie et rendu publique dans sa parution de ce jeudi 18 février 2021, l’ex porte-parole de la plateforme des partis et groupement politiques de l’opposition dit toute la vérité sur cette présence au Ghana.

« Certains de nos compatriotes affectionnent les procès d’intention et les polémiques. Sinon, j’ai été très clair, quant à ma présence à Accra. J’ai été aux obsèques de feu le président Jerry Rawlings, non seulement parce qu’il fut un grand panafricaniste, mais aussi à cause des liens étroits qui unissent son parti le NDC (National démocratie congrès) et le Front populaire ivoirien (FPI). Le NDC nous a soutenu, sans réserve, à la suite de notre éviction du pouvoir en 2011. Aussi bien, au niveau de l’International socialiste, où nous étions menacés d’exclusion, qu’en ce qui concerne la situation des Ivoiriens exilés au Ghana, en particulier des cadres et militants du FPI. Le FPI avait un devoir de solidarité à l’endroit de la famille biologique et de la famille politique de Jerry Rawlings », fait-il comprendre.

Puis de poursuivre: « Quand le Premier ministre m’a appelé pour me demander de partager le voyage avec la délégation ivoirienne afin que celle-ci reflète la physionomie politique du pays, j’ai reçu cette demande comme une marque de considération, un geste d’ouverture, un pas supplémentaire dans le sens de l’apaisement et de la décrispation amorcés depuis le discours du président Bédié, mettant fin à la désobéissance civile et à l’existence du Conseil national de transition (CNT). Il faut encourager l’encouragement ».

Par ailleurs, Pascal Affi N’guessan bat en brèche l’information selon laquelle il était l’envoyé du Président de la République Alassane Ouattara.

« Etre l’envoyé d’un chef d’Etat, Représenter un chef d’Etat dans un pays étranger obéit à des principes et règles d’ordre administratif, diplomatique et politique. Dans le contexte actuel, je suis mal placé et mal indiqué pour représenter le chef de l’Etat ivoirien à une cérémonie officielle au Ghana. Cela aurait été une incongruité », se veut-il clair.

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