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Menaces de poursuites de la CPI: une insomnie pour Ouattara

Les nouvelles en provenance de la Haye, aux Pays-Bas, ne sont intéressantes. Cette fois, il ne s’agit pas exclusivement du camp des perdants de la crise postélectorale, mais d’après des informations distillées dans la presse locale depuis quelques jours, la Cour Pénale Internationale (CPI) devrait étendre ses enquêtes au camp du pouvoir. Si ces informations devaient se confirmer, cela ne sentirait pas bon pour le dirigeant Ivoirien, qui à l’entame de son 3ème mandat, n’a pas intérêt à se faire perturber.

Parmi les cibles potentielles de la CPI, pourraient figurer certains officiers de l’armée, qui jusqu’à présent, lui ont été d’une loyauté indéfectible. Autoriser de nouvelles inculpations de la justice internationale après celles de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goude, mettraient à mal son propre camp. Si l’immixtion de la Cour dans les dossiers Gbagbo et Blé Goude, a permis d’éloigner des adversaires potentiellement gênants, la sollicitation de l’institution pourrait être un couteau à double tranchant.

Pour éviter l’engrenage, en dépit des exigences de la cour qui réclamait l’ex-première dame, Simone Gbagbo, Ouattara promettait en 2015 : ‘’Personne n’ira à la CPI. Nous jugerons toutes les personnes ici en Côte d’Ivoire’’. 6 ans plus tard l’intrusion de la justice internationale, ressurgit, mettant ainsi le numéro 1 Ivoirien, dans l’embarras.

Le pouvoir actuel serait-il prêt à coopérer avec la justice internationale si des présumés coupables de son camp, venaient à être désignés ? Là, se trouve toute l’interrogation.

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