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Mali : Un journaliste enlevé par des jihadistes au Sahel

Un journaliste français, collaborateur de divers médias, a été enlevé début avril au Mali par des jihadistes affiliés à Al-Qaïda.  Une information qu’il a annoncée lui-même dans une vidéo diffusée mercredi sur les réseaux sociaux. Il s’agit d’Olivier Dubois.

Dans une vidéo publiée ce mercredi, le journaliste français indépendant Olivier Dubois confirme avoir été pris en otage par des djihadistes. Il explique avoir été kidnappé par le GSIM, principale alliance jihadiste au Sahel, liée à Al-Qaïda et dirigée par le chef touareg malien Iyad Ag Ghaly.

Vêtu d’une tenue traditionnelle, il  semble en bonne santé. En revanche, aucun élément ne permet de dater la vidéo. On ne sait pas si elle a été tournée en début de semaine, ou bien juste après son enlèvement.

Assis en tailleur dans une tente, il dit s’adresser à sa famille, à ses amis et aux autorités françaises « pour qu’elles fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour (le) faire libérer. « Je m’appelle Olivier Dubois. Je suis français, je suis journaliste, j’ai été kidnappé à Gao le 8 avril 2021 par le GSIM. Je m’adresse à ma famille, à mes amis, et aux autorités françaises, pour qu’ils fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour me faire libérer », déclare-t-il.

Une enquête préliminaire pour « enlèvement en bande organisée » et « en relation avec une entreprise terroriste » a été ouverte, a-t-on appris auprès du parquet national antiterroriste (Pnat), une démarche classique lorsqu’un Français est enlevé à l’étranger.

Pour rappel, Olivier Dubois, journaliste indépendant de 46 ans vivant et travaillant au Mali depuis 2015 (BIEN 2015), a couvert la tourmente sécuritaire traversée par le pays sahélien pour différents médias, comme le magazine français Le Point Afrique et, depuis un an, le quotidien français Libération.

Il s’était rendu de sa propre initiative à Gao en vue d’un entretien avec Abdallah Ag Albakaye, commandant d’un groupe du GSIM dans la zone de Talataye, à environ 150 km de Gao. Son fixeur a indiqué l’avoir accompagné dans une rue de Gao où il l’a vu embarquer dans une voiture avec plusieurs hommes.

Le journaliste n’a plus été vu depuis. L’alerte a été donnée discrètement deux jours après, quand il ne s’est pas présenté à son vol de retour vers Bamako.

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