Politique

Législatives en Côte d’Ivoire: le message de Gbagbo aux forces de l’ordre et à la classe politique

Les législatives du 06 mars prochain, le message de Laurent Gbagbo pour ce scrutin, sont entre autres, les sujets qui cristallisent l’attention de la presse ivoirienne ce lundi 22 février 2021.

Dernier acte de la séquence électorale qui s’est ouverte avec la présidentielle du 31 octobre, les législatives se dérouleront le 06 mars prochain. L’enjeu est d’importance, y compris pour le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp). Le parti au pouvoir a beau avoir été conforté par la victoire de son candidat à la magistrature suprême, Alassane Ouattara, réélu dès le premier tour, il va devoir affronter une opposition ragaillardie.

Face à lui, deux poids lourds : le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) d’Henri Konan Bédié bien sûr, mais aussi le Front populaire ivoirien (FPI), dont l’aile restée fidèle à Laurent Gbagbo aura à cœur de reprendre ses bastions après dix ans de boycott. Une situation qui inquiète le Rhdp qui selon le confrère Le nouveau réveil est en pleine ‘’campagne’’ avant l’heure.

A cela, s’ajoute, des menaces et stratégies de fraudes massives ‘’comme ce fut le cas lors des municipales de 2018 et récemment, lors des présidentielles du 31 octobre 2020.’’ Le confrère Le nouveau réveil craint en effet, les scénarios des élections municipales de 2018 et de la présidentielle du 31 octobre 2021. « Elections législatives ivoiriennes, les dangers qui guettent le scrutin du 06 mars. », barre à sa Une Le Nouveau réveil.

Dans l’opposition, l’unité affichée en début de mois aura été de courte durée. Le FPI tendance Affi N’Guessan accusait, il y a quelques semaines, le PDCI et l’EDS, la plateforme pro-Gabgbo, de discuter de candidatures uniques entre eux en laissant les autres partis de la coalition d’opposition à l’écart. Le FPI Affi a donc décidé de faire cavalier seul. Des tiraillements internes qui ont aussi provoqué le retrait du Cojep de Charles Blé Goudé de la plateforme CDRP.

Le GPS, le groupement politique de Guillaume Soro, lui a annoncé de son côté qu’il ne présentait pas de candidat sous ses couleurs, tout comme dix autres petits partis. Cette période de sélection des candidats aura donc sérieusement malmené le front de l’opposition né lors de la campagne présidentielle.

Au vu de ce constat, l’ex-président Laurent Gbagbo a tenu à s’exprimer. Par le biais de la Mission initiative citoyenne, présidée par l’ex-députée de Port-Bouët, Bamba Massany, Laurent Gbagbo a lancé un appel à toutes les parties prenantes du processus électoral. L’ex-président souhaite en effet, un scrutin paisibleC’est pourquoi, il a demandé à la Commission électorale indépendante et au Conseil Constitutionnel de faire preuve de justice et d’équité dans l’exercice de leurs fonctions.

Et ce, en vue de rassurer les parties prenantes et les populations sur la parfaite conduite des opérations. « Législatives du 06 mars prochain : A 2 semaines du scrutin, voici le message de Gbagbo au gouvernement, aux forces de l’ordre et aux partis politiques. », barre à sa Une le confrère Soir info. Une posture également partagée par le confrère L’inter qui lui, met l’accent sur le message du président Gbagbo au gouvernement et aux chancelleries.

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