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Le dialogue est « la seule voie indiquée pour sortir » de « l’impasse » en Côte-d’Ivoire, estime Bédié

Le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, opposition) a estimé jeudi que « le dialogue national » qu’il a proposé début décembre est « la seule voie indiquée pour sortir » la Côte d’Ivoire de « l’impasse » afin d’aboutir à « une paix durable », dans une déclaration à l’occasion du Nouvel an.

« Comme indiqué dans mon adresse à la nation le 09 décembre dernier, le dialogue national me paraît la seule voie indiquée pour sortir notre pays de l’impasse. Impliquons-nous avec force et amour dans (sa) préparation et (sa) mise en œuvre » dans la « recherche de solutions pour une paix durable », a dit M. Bédié, chef de file de l’opposition.

Après avoir, à nouveau, exigé « sans condition » la libération des « détenus politiques et militaires » afin de « faciliter le dialogue national inclusif préconisé au nom de l’ensemble de l’opposition ivoirienne », il a souligné sa volonté de n’accorder aucune « attention aux menaces, aux appels et aux messages qui suggèreraient la transgression de (ses) valeurs culturelles et morales ».

« Nous voulons une nation ivoirienne démocratique, humaniste et solidaire. En tant que démocrates nous n’allons pas renoncer à ces valeurs », a poursuivi le leader du PDCI, qui a invité ses partisans à « demeurer déterminés pour poursuivre (la) marche harmonieuse vers la construction d’un Etat de droit, d’une nation où règne la justice, l’équité et l’égalité pour tous devant la loi ».

Henri Konan Bédié a proposé le 09 décembre l’organisation d’un dialogue national encadré par des organisations internationales, en remplacement du Conseil national de transition (CNT) qu’il présidait au lendemain de la réélection d’Alassane Ouattara à la tête du pays.

A cette occasion, M. Bédié a invité le président son gouvernement à « se rallier » à ses « propositions », dans « l’intérêt suprême de la nation ».

La dernière session du dialogue politique entamée le 21 décembre a pris fin mardi, sans que l’opposition n’appose sa signature sur le document final comportant les conclusions et recommandations à l’issue des travaux.

Ce dialogue est intervenu après des violences électorales qui ont officiellement fait 85 morts et 484 blessés avant, pendant et après la présidentielle du 31 octobre boycottée par l’opposition.

Source: Connectionivoirienne

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