Politique

Guéguerre au palais présidentiel : «Ouattara est partagé entre colère et déception »

Qui pour succéder à Alassane Ouattara ? La réponse à cette question fait l’objet de débats dans l’entourage du président ivoirien. Une frange de ses collaborateurs le soupçonne d’être en train de préparer son frère cadet pour lui succéder. À toutes ces personnes qui lui prêtent des intentions monarchiques du pouvoir, le boss du RHDP s’est dit insulté et déçu d’elles, selon le journaliste Cameroun Saïd Penda.

Alassane Ouattara préparerait son frère Tené Birahima Ouattara, couramment appelé « photocopie » pour la forte ressemblance d’avec le président de la République pour le succéder. Une information divulguée par l’avatar et repris en boucle par certains médias locaux. Le service de communication du président Ouattara n’a pas réagi tant le scénario était irréaliste soutien Saïd Penda.

« Tout cela est parti d’une stupide rumeur de « chris yapi », farfelu avatar sorti tout droit de l’usine à fake news de Guillaume Soro. Lorsqu’elle a circulé pour la première fois sur les réseaux sociaux, la ridicule intox a selon mes sources fait faire sourire tout le monde à la présidence de la république. Le scénario était si irréaliste que le service de communication du président Ouattara n’a envisagé aucune action de réaction, pariant sur le fait qu’aucun être sensé ne pouvait accorder du crédit à pareille énormité », Poursuit le journaliste qui affirme de façon catégorique et de sources sûres qu’Alassane Ouattara n’a l’intention de se faire succéder ni par son frère cadet Birahima Tené Ouattara, ni par aucun autre membre de sa famille.

Mais cette information selon laquelle Ouattara prépare son frère à le succéder n’a pas fait sourire tout le monde au palais présidentiel. « Un des aspirants candidats aurait pris cette information au sérieux. « Pire, d’après les renseignements transmis au président Ouattara, ce prétendant à la succession aurait même mis sur pieds une stratégie pour détruire l’image et la réputation du ministre des affaires présidentielles, désormais perçu comme un adversaire qu’il faut neutraliser en le vilipendant suffisamment pour lui ôter toute envie de succéder à son aîné.

Un des visiteurs du soir au domicile du président de la république m’a décrit comment Alassane Ouattara était partagé entre colère et déception.

Selon cette source « le président s’est dit insulté et déçu par cette infime minorité de ses de ses collaborateurs qui lui prête des intentions de dévotion monarchique du pouvoir » à l’image de ce qui s’est passé à Cuba sous Castro, où le vieux révolutionnaire s’est fait remplacer à la tête du pays par son petit frère. Ce qui est vrai, est vrai ! », a déclaré le journaliste d’investigation et analyste politique camerounais Saïd Penda.

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