Politique

Crise post-électorale en Côte d’Ivoire: »Indexer Gbagbo seul a été un mauvais calcul »

L’éditorialiste Jean-Baptiste Placca n’est plus à présente. Le togolais anime une chronique tous les samedis sur la radio internationale RFI qui porte d’ailleurs son no. La chronique de Jean-Baptiste Placca est impatiemment attendue car elle fait le résumé de l’actualité sur le continent africain. Sans fioriture aucune, le journaliste fait une analyse factuelle des faits politiques du moment .

Incontestablement, l’acquittement de l’ex-président Laurent Gbagbo et de son ministre de la jeunesse Charles Blé Goudé par la cour pénale internationale ( CPI ) des charges de crimes de guerre, crimes contre l’humanité est la nouvelle qui fait la Une des médias sur le continent noir. Justement, à ce propos, voici ce que le chroniqueur dit :

« On peut comprendre leur désolation (les victimes de la crise post-électorale 2010). Mais, sans vouloir rajouter à leur désarroi, l’on ne peut ne pas inviter ces victimes à s’interroger sur la facilité avec laquelle, dans une guerre aussi meurtrière (3 000 morts en quelques semaines), elles ont pu s’accommoder si vite d’un seul et unique coupable. Indexer Laurent Gbagbo, et pas les autres belligérants, ceux-là mêmes qui avaient imposé la guerre au président sortant, s’avère être, après-coup, un mauvais calcul. »

Et Jean-Baptiste Placca s’est interrogé : comment expliquer que les victimes n’aient pas demandé des comptes aux autres belligérants (les pro-Ouattara et pro-Soro) ? Pour lui si ce n’est que beaucoup se disaient que c’est parce que Laurent Gbagbo avait perdu les élections. Mais si tel était le cas cela reviendrait à politiser leur cause ( la justice des vainqueurs).

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