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Côte d’Ivoire : Vincent Toh Bi Irié parle des violences dans la ville de Dabou

Vincent Toh Bi Irié fait le tour des villes de la Côte d’Ivoire avec sa plateforme de cohésion Aube Nouvelle. Dans le cadre de sa campagne de sensibilisation sur la gestion des conflits, l’ex-préfet d’Abidjan s’est rendu dans la ville de Dabou affectée par la crise sociopolitique du pays.

Le 06 novembre 2020, Vincent Toh Bi Irié, président de la plateforme Aube Nouvelle, a lancé une campagne de sensibilisation sur la gestion des conflits. Cette tournée le conduit avec les membres de son mouvement à se rendre dans les différentes villes de la Côte d’Ivoire où la crise sociopolitique a causé beaucoup de dégâts. Le cas de Dabou laisse perplexe l’ex-préfet d’Abidjan ainsi que ses partisans.

Sur le site de la plateforme Aube Nouvelle et sa page Facebook, Vincent Toh Bi Irié a relaté l’état de la ville de Dabou après avoir été affectée par les violences qui ont émaillé la sphère politique au cours de ces derniers mois. Pour montrer succinctement ce que les graves violences ont causé depuis août 2020, l’Aube Nouvelle compte produira un rapport analytique assorti de recommandations.

Agneby village. Presque toutes les maisons ont subi la furie des violences. Les portes fracturées et fenêtres sont en train d’être remplacées par le métal .

Kpass. L’entrée du village est fortifiée comme en temps de guerre. Le village est traumatisé par des menaces d’une autre possible “attaque”. Tristesse totale. Un jeune homme de 20 ans a été abattu par un fusil calibre 12, puis découpé à la machette. C’est le fils de l’institutrice du village. Elle est inconsolable.

Debrimou. Aucune trace visible de combats. Mais un sentiment clair de crise . Les propriétaires de Dabou sont en alerte mentale. 02 morts.

Gnangani. Désolation. Des maisons en banco et en dur incendiées et certaines effondrées sur les affaires, pagnes, ustensiles de la maison, Motos et voitures incendiées. La peur et la colère sur les visages. “Ici il y a eu plus de 10 morts . Un vieil homme aveugle a été égorgé à partir de la nuque . Ils sont arrivés par surprise vers 07h25 et nous ont tués”. Qui “ils” ? Le porte-parole de cette communauté ne répond pas. Il regarde dans une direction. 

Pat Saco, Agalawal et les AUBE NOUVELLE sont tous choqués par la narration des violences. 

Dabou. 18-20 Octobre . L’horreur. Je suis natif de Dabou et nous n’avons jamais connu de telles violences, de toute mon existence. Nous avons toujours vécu en paix . Nous avons tous grandi ensemble. Nos pères et nos grands-pères se connaissaient. À Dabou, il n’y a jamais eu Adioukrou, Malinkes, CEDEAO, Bété, Appolos, Libanais. Nous vivions ensemble , sans distinction. Vivions nous sur l’illusion d’un amour communautaire parfait en surface? Qu’est-ce qui n’a pas marché ? », peut-on lire sur la page Facebook de Vincent Toh Bi Irié.

« Nous sommes venus écouter nos parents et compatir. Il y a urgence de repenser la cohésion communautaire à Dabou par des actions avec fort impact social, car nous pourrions retomber à tout moment dans une autre horreur, vu l’état de la colère et de la frustration au sein des communautés », estime l’ex-préfet d’Abidjan.

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