Politique

Côte d’Ivoire : Pulchérie Gbalet et d’autres prisonniers libérés

Alassane Ouattara tient promesse en graciant certaines figures politiques de son pays qui ont été emprisonnées. Ce mercredi 28 avril, une centaines de détenus politiques ont recouvré la liberté. Au nombre de ceux-ci, la présidente de l’Alternative citoyenne ivoirienne (ACI), Pulchérie Gbalet qui a également retrouvé sa famille.

La célèbre activiste Pulchérie Gbalet est enfin libre. Elle a quitté derrière les barreaux avec une centaine d’autres prisonniers dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 avril 2021. D’autres libérations de détenus politiques et le retour d’exil de militants de l’opposition sont annoncés dans les prochains jours. Alors que le troisième mandat d’Alassane Ouattara était au centre d’une vague d’indignations, cette icône de la société civile avait appelé à manifester.

Suite aux effets de cette protestation, Mme Gbalet et deux de ses collaborateurs ont été conduits d’abord dans les locaux de l’Unité de lutte contre le grand banditisme (ULGB) avant d’être entendus par un juge d’instruction pour « incitation à la révolte et à l’insurrection ». Ils ont été ensuite placés sous mandat de dépôt. C’est ainsi que depuis 8 mois, cette activiste a été placée à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), mais elle n‘était pas oubliée. Sa défense ainsi que les siens faisaient tout possible pour la faire sortir de ce pétrin.

Le soutien en détention

La libération de Pulchérie Gbalet a fait réagir le professeur Michel Galy, un de ses fidèles amis. Le politologue a révélé que lors de son séjour à la MACA, l’activiste de la société civile a bénéficiée du soutien de la part d’une co-détenue dénommée Déborah Djaha. « Merci à Déborah Djaha qui, à l’intérieur de la MACA, a été le plus grand appui de Pulchérie Gbalet. Nous ne t’oublierons pas jusqu’à ta libération », a reconnu publiquement M. Galy.

En effet, Déborah Djaha, incarcérée depuis cinq ans, est accusée du meurtre de Florent Gbogou, un comptable de 37 ans qui résidait à Angré. Selon le professeur Michel Galy, cette dame a soutenu l’activiste moralement, l’a protégée et lui faisait bénéficier de bon petits repas.

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