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BURKINA FASO: UNE FEMME VICTIME DE LA COLÈRE D’UN GENDARME

Selon le témoignage de la dame, tout s’est produit le mardi 15 Septembre 2020, jour où elle se rendait de Zorgho à Ouagadougou. Le car dans lequel elle se trouvait a été arrêté au poste de gendarmerie à l’entrée de la ville pour le controle. Pendant que les autres passagers évacuaient le car, elle dormait. Reveillée et ayant trouvé qu’elle était la seule dans le car, elle a compris qu’elle devait descendre aussi.

Elle a juste fouillé dans son sac pour prendre son portefuille. Quand elle descendait, elle a rencontré un gendarme qui montait dans le car. Elle s’est écartée pour lui laisser le chemin libre. Celui-ci lui aurait dit de descendre avec tout son bagage, un ordre qu’elle n’a pas pris au sérieux. Sur insistance du pandore, elle est retournée prendre son sac de voyage. C’est après qu’on lui a dit qu’elle devait emprunter un autre car pour continuer son voyage. A la question de savoir le pourquoi, rien ne lui a été donné comme raison.

Elle a commencé à s’emporter quand un autre gendarme s’est approché d’elle pour comprendre le pourquoi de sa colère. Mais ce gendarme, jugeant qu’elle lui parlait sur un ton emporté s’est vite excusé de ne pouvoir l’écouter.

Elle a pris son son sac pour aller son chemin. Elle dit qu’à un moment donné, elle entendait des voix qui interpélaient: hé toi là viens ici ». Mais ne sachant pas que c’était elle, elle continuait bonnement son chemin. Entre temps, elle sentait des pas juste derrière elle.

Le temps de se retourner, deux gendarmes sont arrivés à elle. Un d’eux lui a attrapé les cheveux et la tirer. Meurtrie de douleur elle n,a pu se maîtriser et lui a lancé une injure:  » laisse moi, tes testicules ». Voilà la goûte d’huile versée sur le feu. Pris de colère, il a commencé à la bastonner pendant que l’autre, muni d’une branche fraiche, a commencé à lui assener des coups. Poussée au sol, elle recevait des coups de branche pendant que l’autre sur elle la frappait à la tête.

Ramenée à leur base, elle sera menotée pour y rester de 9h a 15h. Elle sera ensuite transportée dans un commissariat de police puis dans une gendarmerie. Et c’est vers 18h qu’elle sera libérée avec la recommandation ferme de ne pas deposer une plainte en justice contre ses bourreaux. Si elle le faisait, ça irait nulle part car la justice étant de leur côté. Mais traumatisée, elle ne voudrait pas que l’affaire reste inaperçue.

NB: Néanmois, elle témoigne sa reconnaissance au CB de la gerdarmerie (en face de l’ONATEL) qui l’a bien écouté et soutenu moralement.

source sibiri nestor

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