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Affaire Affi auditionné sans ses avocats : la réaction du gouvernement

Dans son dernier rapport rendu public, le mercredi 02 décembre 2020, une ONG étrangère (Human Rights Watch, ndlr), affirme que Pascal Affi N’Guessan arrêté le 06 novembre dernier, a été interrogé pendant plusieurs jours sans avoir eu accès à ses avocats.

Une accusation rejetée par les autorités ivoiriennes. En réponse donc au rapport, la Secrétaire d’Etat, en charge des droits de l’homme, Aimée Zébéyoux, lors de son audition par les agents enquêteurs, l’ancien premier Ministre, après notification de son droit d’être assisté par un conseil, il a expressément indiqué à ceux-ci, qu’il « souhaitait être auditionné sans ces derniers, ce dont mention a été faite dans le procès-verbal de l’audition. » Par ailleurs, nous apprenons que, après son évacuation à l’hôpital dit-on pour un contrôle médical, le député de Bongouanou a regagné son lieu de détention toujours tenu secret.

Elle souligne également que, si certains des mis en cause suite à la Création du Conseil National de Transition (CNT), ont été soumis à des mesures restrictives relativement à la communication à l’extérieur, pendant une période d’ailleurs très brève, cette mesure « préventive », visait à mettre fin aux troubles à l’ordre public occasionnés par les différentes déclarations, qui se poursuivaient, car selon elle, les conjurés, après avoir indiqué la personne devant présider le CNT, avaient commencé à donner la liste des membres du Gouvernement dit de transition qu’ils entendaient mettre en place.

Pascal Affi N’Guessan, l’ancien ministre Albert Mabri Toikeusse « en fuite et activement recherché », et Maurice Kakou Guikahué, font l’objet d’enquêtes pour « complot contre l’autorité de l’État », « mouvement insurrectionnel », « assassinat » et « actes de terrorisme » lors de la période électorale.

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