Société

Abobo :Elèves et agents de la mairie pleurent Hamed Bakayoko

Le brusque décès du Premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko, le mercredi 10 mars 2021 en Allemagne des suites d’un cancer, a créé la tristesse et l’amertume chez bon nombre d’habitants de la commune d’Abobo, dont il était le maire. Au nombre de ceux-ci, figurent plusieurs élèves du lycée moderne de la commune. Selon des témoins, ils se sont retrouvés en grand nombre à la mairie dans la matinée du jeudi 11 mars en vue de rendre un vibrant hommage à celui qu’on appelait affectueusement le Golden boy, ou Hambak. Et que certains Abobolais considèrent comme leur idole. Après avoir eu confirmation de la mort de l’illustre personnalité, pour marquer leur passage et dans un élan de solidarité en hommage au Chef du gouvernement, les élèves du lycée moderne ont posé un écriteau au bas du mat du drapeau en berne sur lequel il est mentionné ‘’Le lycée moderne d’Abobo ne t’oubliera jamais !!! Tu resteras à jamais gravé dans nos mémoires !!!’’.

Après quoi, la marée des élèves s’est dirigée sur le terre-plein central en face de la mairie. Sur place, ils scandaient selon les mêmes témoins ‘’On veut Hamed’’, ‘’On veut Hamed’’, ‘’On veut Hamed’’.

De nombreux commerçants qui étaient aux alentours, se sont intéressés à cet élan de compassion. Certains n’ont pu s’empêcher de couler les larmes. C’est le cas de dame Koné Yoha, commerçante au grand marché d’Abobo, venue vérifier si la triste nouvelle était bien réelle. « Hamed Bakayoko était pour moi un mentor, ma source d’inspiration. Nous étions tous découragés à Abobo. L’arrivée d’Hamed Bakayoko nous a motivés nous les jeunes. Il nous a redonné espoir », déclare cette dernière entre deux sanglots.

Des proches collaborateurs d’Hamed Bakayoko au niveau de la mairie, rencontrés peu de temps après les échanges avec la commerçante Koné Yoha, sont tous aussi sonnés par la nouvelle. Visiblement abattu, Koné Siaka, le 3eme adjoint au maire qui nous a reçus dans un bureau n’est pas passé par quatre chemins pour déclarer : « Nous sommes sans voix. Cela nous amène à admettre que c’est la volonté de Dieu. Nous sommes bien obligés de nous y soumettre. Mais c’est difficile parce que pour nous, il laisse un vide au niveau de la commune ».

Tout aussi affecté par le décès brutal du premier magistrat de l’une des communes les plus peuplées du district d’Abidjan, Kouadio Konan, conseiller municipal que nous avons approché pour recueillir son avis, s’est refusé dans un premier temps à répondre aux questions, à cause de la grande douleur qu’il ressentait. Après quelques minutes de silence, il a fini par lâcher avec la voix étreinte d’émotion : « Ce sont des sentiments de tristesse et de déception qui m’animent. On n’y croyait pas. Mais c’est arrivé ». Ce qui fait plus mal à ce conseiller municipal, c’est que l’illustre disparu affichait plusieurs qualités. « C’était un homme qui était au service de tout le monde. Il était disposé à œuvrer pour le développement de la commune. C’était un homme sociable, de même qu’un grand serviteur de l’Etat ».

Dans la même veine, Niagne Agnéro, le sous-directeur de l’Environnement et du cadre de vie de la mairie d’Abobo regrette son décès en ce sens que selon lui « plusieurs grands projets ont été amorcés sous son impulsion. Quand le chef d’orchestre de ces projets disparait subitement, c’est une grande perte, une grande tristesse ». Réagissant à l’image qu’il garde de Hamed Bakayoko, il dira « C’était un grand travailleur, un grand patron qui était à l’écoute du personnel. C’était quelqu’un qui était très généreux. Il était attentif à tous les problèmes. C’était aussi un grand bâtisseur ».

Le banco

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